RELIGIOLOGIQUES, 17 (printemps 1998) NOURRITURE ET SACRÉ (p. 149-157)


Mais où sont les repas d'antan?

Monique Morval[1]

[Résumé / Abstract]

 

Tous les animaux se nourrissent,

mais seul l'être humain cuisine.

Farb et Armelagos, 1980

 

Si manger est commun à tous les êtres vivants, le repas quant à lui est une activité essentiellement humaine. Déjà à l'époque préhistorique, les hommes (et les femmes!) préparaient et faisaient cuire les aliments, comme en témoignent les vestiges de foyers trouvés sur les terrains de fouille archéologique. Il est des repas célèbres dont nous gardons le souvenir: le Banquet de Platon, la Dernière Cène de l'Évangile, les ripailles pantagruéliques, les célébrations de victoire des Gaulois dans Astérix, le Festin de Babette, pour n'en citer que quelques uns.

Actuellement encore, il est de tradition de cuire une dinde à l'Action de Grâces, de se réunir autour d'un repas pour Noël, de faire sauter des crêpes à la Chandeleur, de manger des fèves au lard lors des parties de sucre québécoises, de découper un gâteau d'anniversaire, de souligner un événement spécial par un repas au restaurant, de célébrer mariages, baptêmes ou funérailles par des agapes fraternelles... Des amis se retrouvent volontiers autour d'une fondue, d'une raclette, d'un méchoui, d'un barbecue, d'une épluchette de blé d'Inde ou d'un pique-nique à la campagne... Il est des repas solennels, de gala, de bienfaisance; des cocktails de rentrée académique, de lancements de livres ou d'ouverture d'exposition; des dégustations de vins et fromages... Certains accordent de l'importance aux repas pris en famille: soupers quotidiens, brunch du dimanche, réunion mensuelle ou trimestrielle... Autant d'occasions de vivre la convivialité, de resserrer les liens et de partager informations et sentiments.

Si bien que l'on peut parler du repas comme d'un rituel. Ce terme est en effet de plus en plus admis pour désigner des activités laïques, régulières, importantes et significatives pour tous les membres d'un groupe, activités qui revêtent presque un caractère sacré (dans le sens commun du terme). Quelles sont donc les fonctions de ce rite? À travers tous les bouleversements qui ont marqué la production, la consommation et les habitudes alimentaires, peut-on encore accorder autant d'importance au repas? Comment renouveler cette pratique? Autant de questions que nous aborderons dans les lignes qui suivent...

 

Le repas comme rituel

Le rituel fait partie de toute consommation de nourriture, de la plus «cérémoniale» aux habitudes les plus ordinaires de la vie de tous les jours. Il répond en effet aux critères énoncés par Wolin et Bennet (1984) pour qu'une habitude puisse être qualifiée de rituel: régularité, stéréotypie, cohésion, charge émotive et importance subjective. Une série de règles implicites détermine les heures de repas, leur fréquence, le lieu où on les prend, le temps que l'on y consacre, les personnes qui y prennent part, les places à table, le rôle de chacun, la succession des mets... Autant routines que rituels, ces règles font partie du «cela va de soi» par lequel chaque culture nationale se distingue des autres (Grignon, 1993; Lemenorel, 1992). Les habitudes alimentaires et les comportements sont aussi empreints de symbolisme et d'émotivité partagée. Ils révèlent notre vision de la vie comme quelque chose de positif et de sacré ou comme quelque chose de négatif et de mortifère (Shuman et al., 1985).

La famille a été, de tout temps, la première unité impliquée dans les activités alimentaires. C'est grâce à elle que les comportements autour de l'alimentation se sont ancrés dans la culture, car elle est le véhicule par lequel le symbolisme de la nourriture, les émotions, croyances et attitudes qui y sont rattachées sont transmis de génération en génération (Gussler et Arnold, 1985). On peut d'ailleurs parler d'un véritable système familial relié à la nourriture, révélateur de la dynamique de la famille. La composition du menu par exemple résulte d'une série de transactions en relation étroite avec la structure sociale de la famille (Douglas, 1982).

Une recherche menée en Suisse par Bastard et Cardia-Vonèche (1986) montre toute l'importance que garde le repas comme moment de la vie familiale. Certaines conditions doivent cependant être remplies pour que cette réunion puisse se dérouler de manière satisfaisante: commencer ensemble, prendre le temps, respecter certaines règles et éviter les conversations perturbatrices:

Un repas familial peut être considéré comme un bon repas dès lors qu'il comporte une nourriture de qualité préparée avec soin, un souci de l'organisation de la table et du cérémonial, et dès lors qu'il s'accompagne du plaisir de manger ainsi que d'une certaine intensité des échanges familiaux (Cardia-Vonèche, 1985, p. 198).

 

Fonctions du repas

Outre ses caractéristiques formelles et la part de symbolisme qu'il véhicule, les fonctions que le repas remplit permettent également de le considérer comme un rituel. Ethnologues, anthropologues, théologiens, sociologues, psychologues, psychiatres et psychanalystes s'entendent (avec des accents certes fort divers) pour assigner aux rituels plusieurs fonctions, que l'on peut regrouper pour plus de facilité en sept catégories (Morval et Biron, 1993). Chacune de ces fonctions peut s'appliquer au repas.

À travers le repas, un groupe communique quelque chose à propos de lui-même: sa philosophie de la vie, sa vision de la communauté, son attitude envers les autres... Par exemple, porter un toast pour célébrer une réussite ou souligner un événement spécial véhicule plusieurs informations, en plus du simple plaisir de lever son verre, de trinquer avec les autres personnes présentes, de raconter une anecdote au sujet de la personne fêtée, et de déguster la boisson servie et les amuse-gueule qui l'accompagnent. Une certaine vision du sens de la vie est ainsi partagée (Shuman et al., 1985). La façon dont nous traitons la nourriture et la manière dont nous la consommons sont effectivement des expressions de nos finalités et de nos valeurs. Tout comme le langage, le repas est un moyen par lequel s'exprime, dans toute son ambiguïté, le système de relations du groupe, à travers les codes en usage. Les chercheurs et les praticiens étudient d'ailleurs volontiers la dynamique d'une famille à partir du repas familial (Douglas, 1982; Visser, 1989).

C'est en effet l'identité du groupe ou de la famille qui est ainsi révélée. Les habitudes alimentaires sont signe de l'appartenance ethnique, religieuse et communautaire, ainsi que du statut social, et persistent de nombreuses années après l'immigration dans une nouvelle culture: «Longtemps après qu'habillement, langage et comportement ont été assimilés, les anciennes habitudes alimentaires constituent les ultimes vestiges de la culture antérieure» (Farb et Armelagos, 1980). Si manger régulièrement ensemble crée et renforce les attitudes personnelles, groupales ou familiales, cela permet également de s'insérer dans le milieu et de partager avec les voisins les caractéristiques sociales, politiques et économiques de la nouvelle société. L'acculturation en est facilitée; de nouvelles caractéristiques identitaires peuvent être intégrées.

Manger est donc une des sources de base de la structure sociale. Farb et Armelagos (1980) font remarquer que l'importance attachée à tout ce qui touche l'alimentation est telle qu'il n'est pas étonnant que la nourriture soit l'un des éléments prépondérants de cohésion d'une société. Et Thelamon (1992) d'ajouter: quelle est la structure de sociabilité constituée: association, confrérie, société savante ou de pensée, qui ne manifeste ou ne renforce les liens qui unissent ses membres par une convivialité régulière, quelle qu'en soit la périodicité, ne serait-ce que le banquet annuel? Le plaisir convivial, par son caractère festif et chaleureux, cimente la cohésion du groupe, conforte les relations qui unissent les membres d'une structure qui se pense comme un corps (p. 11).

Cette cohésion du groupe rassure ses membres en assumant une fonction de protection. En effet, les rituels autour de la nourriture assurent la permanence, atténuent les tensions, dissipent la méfiance, rendent plus faciles les échanges et aident à façonner et à contrôler la vie quotidienne et les relations humaines (Arnold, 1985; Visser, 1989). Lieu de la rencontre, moment de consensus et d'harmonie, de communication et d'échange, c'est pendant les repas que sont abordés les sujets qui intéressent directement les membres de la famille, que l'on se raconte les événements de la journée et que l'on fait part de ses enthousiasmes et de ses problèmes dans un climat de détente et de confiance (Bastard et Cardia-Vonèche, 1986).

Le repas met en place des modèles d'interaction et permet de façon plus large la socialisation. Les habitudes nutritionnelles font partie de l'évolution, à la fois comme cause et comme effet. L'alimentation est en effet un élément essentiel à l'évolution humaine, dans ses aspects biologiques, psychologiques, religieux, sociaux et technologiques (Arnold, 1985). C'est pendant les repas que les enfants apprennent le respect de la nourriture et acquièrent la connaissance des règles de savoir-vivre: comment se comporter, s'exprimer, écouter, saisir les nuances de la conversation... (Visser, 1989) Tout comme la nourriture consommée fortifie le corps, ainsi le caractère sacré des repas familiaux fortifie l'esprit, enrichit la relation parents/enfants, conforte les parents dans leur fonction nourricière et affective, et encourage l'enfant à répondre positivement à ce «nourrissage», déclarent Shuman et ses collaborateurs (1985).

Ainsi est assurée la transmission intergénérationnelle des valeurs et des coutumes d'une société, dans un contexte où se développent les individualités, où se forment les obligations vis-à-vis de la parenté, et où les coutumes du groupe se trouvent renforcées (Farb et Armelagos, 1980). Alors que la socialisation intègre le sujet et son groupe dans un lieu, la transmission intergénérationnelle l'insère dans le temps, dans le passé, le présent et le futur. Les rituels perdurent d'une génération à l'autre, tout en se modifiant avec l'époque et avec l'endroit où ils se pratiquent. La permanence est assurée, mais la sclérose évitée par l'actualisation en un temps et un lieu donnés.

Boire et manger sont des actes tellement chargés de sens et d'émotion qu'ils se trouvent souvent liés à des événements n'ayant rien à voir avec le besoin de se nourrir (Farb et Armelagos, 1980). Les rites autour du repas ont donc une signification beaucoup plus profonde que ce que l'on croit généralement. Une certaine vision de la vie y est communiquée, un certain sens du sacré peut être ressenti dans ce partage (Shuman et coll., 1985). Le «nourrissage» humain inclut non seulement la nourriture physique mais aussi l'alimentation de l'esprit. C'est peut-être pourquoi la nutrition s'est entourée de rituels et de mystère. L'idée de nourriture sous-tend en fait l'idée de sacrifice. Les sacrifices, communions, fêtes et fastes ont, de tout temps, suggéré l'interdépendance des humains, des dieux et de la nature (Jerome et al., 1980). Le repas est d'ailleurs parfois une occasion de prière, non seulement pour rendre grâces, mais en tant que rite de communion (Douglas, 1982).

 

Changements

Le repas constitue donc un rituel chargé de symbolisme et de signification. Pourtant, il semble bien qu'il perde de son importance dans le contexte de vie occidental actuel. D'une part, la révolution de l'agro-alimentaire, avec la cuisine industrielle, a changé les modes de production, de préparation et de distribution des denrées; d'autre part, les nouveaux rythmes de travail et de vie ont déstructuré les habitudes de consommation.

L'industrialisation a en effet envahi tous les domaines, de la production à la consommation. Les fermes familiales, qui fournissaient du travail à tous les membres de la famille et produisaient ce qui était nécessaire à leur survie, ont progressivement été mécanisées, se sont spécialisées dans la production industrielle d'un seul produit et se sont regroupées en coopératives. Le réfrigérateur envahit la cuisine domestique, le congélateur permet la conservation de produits surgelés; la biotechnologie des produits frais, les procédés UHT ou la cuisson sous vide ont révolutionné le conditionnement des aliments: «L'usine et le laboratoire se sont substitués à la cuisine domestique, et les aliments semi-finis, calibrés, standardisés, prêts à consommer éliminent progressivement les produits du terroir» (Lemenorel, 1992, p. 362).

Par ailleurs, le passage de la vie rurale à la vie urbaine et de la famille patriarcale à la famille nucléaire ont profondément modifié les habitudes de vie et de consommation. L'éloignement des lieux d'activité et de résidence, l'individualisme croissant, la journée continue ont déstructuré les modes et les rythmes d'alimentation. Le «temps culinaire» se rétrécit, comme l'indique la vogue croissante des «fast foods» et de la livraison à domicile. Le temps de préparation du repas est dramatiquement réduit de même que le temps de consommation. D'ailleurs, le repas est de plus en plus pris hors de chez soi, en même temps qu'une autre activité. Tous ces phénomènes aboutissent à l'usure, à la banalisation et finalement à l'abandon de pratiques traditionnelles de la sociabilité alimentaire (Lemenorel,1992; Thelamon, 1992).

Il convient cependant d'établir une différence entre le repas et le «snack». D'après Douglas (1982), un snack est un événement non-structuré, sans règles et sans séquence d'apparition des mets (il peut d'ailleurs n'y en avoir qu'un seul!); un repas est un événement structuré lors d'une occasion sociale, organisé suivant des règles prescrivant le temps, le lieu et la séquence des actions: en ce sens, on peut parler d'un rituel qui se maintient mais qui prend des formes nouvelles.

 

Le repas aujourd'hui

Comme le soulignent Gussler et Arnold (1985), les changements technologiques, sociaux et économiques ont eu des impacts importants sur l'accessibilité aux produits alimentaires, les fonctions nutritives et les habitudes de la famille. Ces changements semblent avoir affaibli le rituel du repas familial et les liens formés par le partage et la consommation de la nourriture. La sociabilité du repas familial a cependant résisté différemment selon les classes sociales. Lemenorel (1992) indique qu'en 1987, 57% des ouvriers français dînaient en famille, la moitié d'entre eux installés devant leur poste de télévision; alors que 53% des personnes des classes aisées prenaient leur repas en famille, mais que le tiers d'entre elles seulement regardaient en même temps la télévision: «Manger et communiquer sont donc des activités plus souvent simultanées dans les classes supérieures que dans les autres groupes sociaux», de conclure l'auteur.

Une recherche menée au Québec sur les rituels de familles d'enfants âgés de 6 à 12 ans montre que le repas familial n'est important que pour un tiers des mères interrogées (Morval et Biron, 1993). Aux États-Unis, Shuman et ses collaborateurs (1985) remarquent que le repas familial est devenu le symbole de la classe moyenne. Le repas familial y est alors plus qu'une réunion de personnes qui mangent régulièrement ensemble: il est en fait très structuré, mais la structure n'en est pas standardisée. Les menus de la classe ouvrière sont par contre davantage liés aux goûts et rejets individuels, qui font l'objet de transactions entre les membres. Quant aux menus de restaurant ou à ceux suggérés dans les magazines ou les livres de recettes, décrivant la cuisine de la «haute bourgeoisie», ils sont plus indépendants de ces pressions sociales. Ce qui fait dire à Douglas (1982) que la gastronomie fleurit peut-être là où la nourriture est la moins chargée de signification!

Même si, actuellement, l'acte alimentaire s'inscrit essentiellement dans le temps des loisirs et devient une forme de consommation culturelle (Lemenorel, 1992), on peut penser, avec Gussler et Arnold (1985), que de nouveaux rituels et symboles émergent, qui sont plus adaptés à la structure de la société moderne: le repas familial peut n'être pas moins intégratif s'il est livré par le marchand de pizza du coin! Les innovations culinaires et les nouvelles habitudes alimentaires n'ont pas tué la symbolique et la fonction sociale de la nourriture, qui reste génératrice de représentation et de sociabilité. Farb et Armelagos (1980) en donnent quelques exemples:

Dans les sociétés modernes, lorsque l'on doit organiser un événement social quelconque, on se sert de la nourriture et des boissons comme métaphores chargées d'exprimer le caractère de la relation sociale qui prévaudra. Un cocktail non suivi d'un repas sera destiné à de simples relations ou à des personnes d'un statut social inférieur; un repas précédé d'un apéritif sera par contre réservé aux amis proches ou à des invités que l'on veut honorer particulièrement. L'invitation à prendre un repas froid est à la limite de cette intimité que symbolise un repas complet pris ensemble. Les buffets froids, les buffets campagnards, repas pris en plein air et autres barbecues ont un même rôle intermédiaire: la relation amicale y est poussée plus loin que lorsque l'on invite quelqu'un à prendre un café, mais moins que si cette même personne est priée à dîner (p. 124).

 

Un nouvel imaginaire se construit autour de la nourriture, axé sur l'art culinaire, la diététique, la santé et le corps, un imaginaire plus individuel et moins socialisé (Lemenorel, 1992). Le végétarisme, l'anorexie et la boulimie, le crudivorisme et l'instinctothérapie sont autant de preuves que l'imaginaire des nourritures n'est pas mort, mais chargé d'autre sens. L'anorexie, moyen de contrôler à la fois son corps et sa famille, constitue un exemple du symbolisme et des luttes pour l'autonomie reliés au refus de s'alimenter. L'abstention de nourriture est même devenue comme une sorte de rite de passage à l'adolescence pour les jeunes filles (Shuman et al., 1985).

*

 

Les pratiques alimentaires et la convivialité, rituel social particulièrement révélateur, ont connu un réélaboration permanente dans le cadre de l'évolution de la société globale: réélaboration des conduites, mais aussi, à travers la permanence apparente des gestes et des rites, réinterprétation du sens (Thelamon, 1992). Nos repas d'antan ne sont peut-être plus; nos repas actuels n'en sont pas moins chargés de signification: la ritualisation y est tout aussi présente, comme le souligne Lemenorel (1992):

À nouvelle nourriture, nouveaux comportements alimentaires, nouvelles représentations et nouvelle sociabilité [...] La nourriture, à nouveau civilisée, familière, dépasse sa matérialité biologique et renoue avec le sacré; elle nourrit à nouveau autant l'imaginaire que le corps. La nourriture reste un langage, parce qu'inspiratrice d'émotions, de représentations, de sens apparent ou caché. Elle garde son statut symbolique. Bien plus, ré-identifiée et réappropriée par le mangeur, elle permet à celui-ci d'y puiser à nouveau sa propre force d'identification (p. 365).



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Ouvrages cités

Arnold, L. E. 1985. Parents, Children and Change. Toronto: Lexington Books.

Bastard, B. et L. Cardia-Vonèche. 1986. «Normes culturelles, fonctionnement familial et préoccupations diététiques». Dialogue, 2ème trimestre, p. 43-53.

Cardia-Vonèche, L. 1985. «La signification du repas: une analyse exploratoire des comportements familiaux». Recherches et travaux de l'Institut d'ethnologie, no 6, p. 193-201.

Cardia-Vonèche, L. et B. Bastard. 1987. «Les adolescents introduisent-ils de nouvelles habitudes alimentaires dans la famille? Une étude de la signification des repas en Suisse Romande». Communication au International Seminar «Young People and their Parents». Munich, 14-16 septembre 1987.

Douglas, M. 1982. «Food as a System of Communication». Dans The Active Voice. London: RKP, p. 82-124.

Farb, P. et G. Armelagos. 1980. Anthropologie des coutumes alimentaires. Paris: Denoël.

Grignon, C. 1993. «La règle, la mode et le travail: la genèse sociale du modèle des repas français contemporains». Dans M. Aymard, C. Grignon et F. Sabban. Le temps de manger: alimentation, emploi du temps et rythmes sociaux. Paris: Éd. de la Maison des Sciences de l'Homme, p. 276-323.

Gussler, J. et L. E. Arnold. «Feeding Patterns and the Changing Family». Dans L. E. Arnold (ed.). Parents, Children and Change. Toronto: Lexington Books, ch. 9.

Jerome, N. W., R. F. Kandel et G. H. Pelto. 1980. Nutritional Anthropology: Contemporary Approaches to Diet & Culture. Pleasantville: Redgrave Publ. Co.

Lemenorel, A. 1992. «Fonction symbolique, fonction sociale: l'aliment et la table à l'époque contemporaine». Dans M. Aurell, O. Dumoulin et F. Thelamon (dir.). La sociabilité à table: Commensalité et convivialité à travers les âges. Rouen: Publications de l'Université de Rouen, no 178, p. 359-380.

Morval, M. et G. Biron. 1993. «Les rituels familiaux et leurs fonctions». Thérapie Familiale, 14 (2), p. 149-167.

Shuman, A., R. Browning et E. Arnold. 1985. «Nutrition, Nurture, and Changing Family Rituals». Dans L. E. Arnold (ed.). Parents, Children and Change. Toronto: Lexington Books, ch. 8.

Thelamon, F. 1992. «Sociabilité et conduites alimentaires». Dans M. Aurell, O. Dumoulin et F. Thelamon (dir.). La sociabilité à table: Commensalité et convivialité à travers les âges. Rouen: Publications de l'Université de Rouen, no 178, p. 9-15.

Visser, M. 1989. «A Meditation on the Microwave». Psychology Today, décembre, p. 38-42.

Wolin, S. J. et L. A. Bennett. 1984. «Family Rituals». Family Process, 23 (3), p. 401-420.

 

 

 

 

[1] Monique Morval est professeur au département de psychologie de l'Université de Montréal.