RELIGIOLOGIQUES, 15 (printemps 1997) Orphée et Eurydice: mythes en mutation




L'ÊTRE ET LE DEVENIR: LE MYTHE D'ORPHÉE COMME MÉTAPHORE POUR «LA NOUVELLE ALLIANCE» SCIENTIFIQUE

Cara Gargano *


Dans le mythe d’Orphée réside tout le paradoxe et la promesse de la condition humaine. Lié à la métamorphose, par son sujet et par ses versions multiples, ce mythe reflète la double nature de l’homme: le corps transitoire et l’esprit éternel, l’homme est né des cendres mélangées de Dionysos-Zagreus et des Titans qui l’ont tué. Sa chair appartient à la terre, il existe, il «est» dans le temps et dans l’espace. Or, il est conscient, il rêve de l’éternité, de «devenir»... La figure d’Orphée et le phénomène de l’orphisme ont exercé une influence énorme sur la pensée classique et l’on peut en reconnaître les traces chez des philosophes tels que Pythagore, Empédocle et Platon. À leur époque, les chants orphiques servaient d’explication scientifique de l’univers; selon Paul Schmitt, les théologiens orphiques étaient des «physiciens» qui «transformaient les dieux mythiques en éléments et en forces cosmiques(1)». Or la narration cosmique promulguée par l’orphisme n’est pas loin de la fusion du logos et du mythos (2) qui caractérise «la nouvelle science» du XXe siècle. On appelle nouvelle science la physique quantique, l’indéterminisme et la théorie du chaos, qui réfutent la science newtonienne où toute chose est susceptible d’être observée, mesurée et reproduite au laboratoire, pour rendre aux éléments et aux forces cosmiques leur dimension mythique.

La tradition occidentale veut que la science soit l’antithèse du mythe et de la religion, et pour la plupart nos scientifiques cherchent à se débarrasser de tout soupçon du mystique ou de l’occulte. Walter Strauss (3) a noté la perte inévitable d’une perception symbolique sur la part de l’être moderne, et Mircea Eliade a suggéré que le mythe a perdu sa fonction primordiale «d’histoire vraie(4)».  Campbell a montré que l’homme occidental a remplacé les vérités paradigmatiques du mythe par celles de la science et de la mathématique traditionnelle; notre paradigme scientifique, ironiquement hérité des Grecs, insiste sur l’observation logique des choses constatables contre l’instinct, la foi ou la croyance.(5)  Je vais montrer que l’homme contemporain, ayant placé toute sa foi dans la science, se retrouve paradoxalement en face du mythe. Le mythe d’Orphée, ayant dans toutes ses versions servi à répondre aux préoccupations humaines, ne cesse de fonctionner ainsi; le rapprochement entre deux paradigmes scientifiques, l’orphisme ancien d’un côté, et la mécanique quantique et la science du chaos contemporaines de l’autre, n’étant que la preuve d’un mythe toujours vigoureux.

Comme Gary Zukav (6) et Fritjof Capra (7) l’ont montré, la théorie du chaos et la mécanique quantique nous retournent vers une mythologie cosmogonique basée sur la fusion du logos et du mythos. Le mythe d’Orphée peut être considéré comme la mise en scène narrative et concrète du langage mathématique qui sert à expliquer l’univers quantique et chaotique. Richard D. Moore a montré que depuis la découverte de la mécanique quantique et de la complexité, la science ressemble de plus en plus aux mythes archaïques en ce qui concerne la possibilité de vérification par les moyens de l’observation et de l’expérimentation concrètes. Scott R. Smith a montré que le réductionisme du paradigme cartésien doit faire place à un nouvel âge, où l’être humain se situe à l’intérieur de ce qu’il observe, et où l’objectivité apollinienne et la subjectivité dionysiaque doivent agir ensemble.(8) Yvon Johannisse (9) a remarqué que «la foi dans le progrès des sciences est la nouvelle facette de l’ancienne foi dans les dieux» et que «la science, comme le mythe, tente de résoudre symboliquement, par le délire et l’imaginaire, l’océan de nos contradictions». Effectivement, les sciences contemporaines traitent d’un niveau subatomique impossible à visualiser ou d’un niveau cosmique dont l’étendue serait trop vaste à englober. Il a donc fallu se replier sur la croyance, comme l’a noté Claude Allègre:

 

[...] nous sortons d’une vision du monde et des lois de la nature où les causes produisent des effets à leur image, où l’ordre, la symétrie parfaite, l’équilibre étaient les maîtres-mots, les références, les modèles. Nous entrons dans un monde où l’on réalise que c’est le désordre qui est créateur, où la symétrie est brisée, où les défauts sont fertiles, où les déséquilibres sont permanents, où les causes et les effets ont des relations compliquées [...] Si Dieu est géomètre [...] c’est un géomètre fractal!(10)

Strauss a suggéré que l’harmonie orphique, la descente en enfer et le sparágmos, le déchirement du corps orphique par les Ménades, reflètent les trois phases évolutionnaires de la conscience humaine.(11) Le mythe d’Orphée peut en effet représenter l’histoire du progrès du savoir humain: la perte d’Eurydice obligeant Orphée à faire appel à toute sa science pour la récupérer. Selon Ihab Hassan,(12) le sparágmos correspond au mouvement postmoderne, où le déchirement et l’aliénation sont non seulement le sujet mais la matière et le moyen de la création. Si Strauss et Hassan ont comparé le démembrement de la figure orphique à la littérature postmoderne, Natalie Crohn Schmitt (13) a montré combien cette littérature reflète le paradigme scientifique sur lequel nous basons notre conception métaphorique de l’univers, dont les caractéristiques principales sont la non-linéarité, une dépendance sensitive aux conditions initiales, la nature métamorphique de toutes choses à travers la fragmentation, et l’universalité essentielle inhérente dans la dualité chaos/ordre. La crise postmoderne sortira donc des découvertes de Planck et d’Einstein vers le début de notre siècle: la non-linéarité du saut quantique et la relativité déstabilisent la certitude des lois newtoniennes, et la deuxième loi de la thermodynamique promet la mort entropique et inévitable de l’univers.

Or, Ilya Prigogine (qui a reçu le prix Nobel en 1977 pour sa théorie des structures dissipatives) propose une «nouvelle alliance» entre l’ordre et le désordre, entre les sciences et les arts; il a nommé complexité cette nouvelle relation entre le chaos et l’ordre où les dualités chaos/déchirement et ordre/unité peuvent coexister dans un système dit «dynamique». Si l’on considère le démembrement orphique comme métaphore pour le chaos, le «degré zéro» thermique (impliqué par la deuxième loi de la thermodynamique d’Einstein) sera mitigé et mènera à un ordre cosmique plus complexe, tout comme le démembrement corporel d’Orphée mènera à un nouvel ordre spirituel plus évolué. Ainsi le démembrement symbolise non la destruction mais la bifurcation, essentielle à l’évolution. Aujourd’hui la mécanique quantique et la théorie du chaos sont en passe de transformer le sparágmos postmoderne tel que Strauss et Hassan l’ont perçu, pour le réintégrer dans un paradigme scientifique muable, tout comme le mythe orphique sert à transformer d’autres dualismes en dualités: Apollon/Dionysos, logique/l’instinct et ordre/chaos.(14) Le physicien Murray Gell-Mann (15) a appelé cette fusion odysséenne, mais elle pourrait également se nommer orphique.

Depuis les années 1980, une nouvelle approche critique et littéraire est née du croisement du postmoderne artistique-littéraire et ßdes nouvelles sciences; nous avons déjà mentionné Natalie Crohn Schmitt qui a proposé que la fragmentation et l’incertitude de la littérature postmoderne résultent d’un paradigm shift dans la vision du monde tel qu’il est perçu par la science. D’autres critiques, dont notamment William Demastes, N. Katherine Hayles et David Porush, ont remarqué les liens entre la mécanique quantique, la théorie du chaos et les arts postmodernes. Selon cette approche, les écrivains postmodernes récents répondent non seulement à l’atmosphère instable engendrée par les découvertes scientifiques du XXe siècle, mais aussi au côté quasi mystique et holistique de cette science.

Or les scientifiques eux-mêmes insistent de plus en plus sur la relation entre la science et le mythe et se réfèrent aux métaphores du théâtre et de la danse, intimement liés aux rituels mythiques, pour expliquer leurs concepts compliqués. Ainsi, la science se sert souvent d’un langage plus propre aux mythologues pour exprimer ses idées complexes: Prigogine parle de «la possibilité d’un éternel recommencement d’une série infinie d’univers...(16)» Schrödinger invoque les Veda pour expliquer sa conception du monde, David Bohm a montré combien la physique quantique «nous mène à découvrir les chemins de la mystique orientale (17)». Richard Feynman a suggéré que l’individualité humaine n’est qu’une danse atomique: «Les atomes entrent dans ma cervelle, dansent une danse et puis ils sortent; toujours de nouveaux atomes, mais toujours la même danse...(18)» Capra, entre autres, a même comparé cette danse atomique à la danse créatrice et destructrice de °iva.

Dans le mythe orphique, le chant est le principe organisateur des formes et des pensées amorphes; la doctrine de la transmigration, élément essentiel de l’orphisme, est une métaphore pour l’échange continuel d’atomes dans l’univers. Selon Wili, l’expérience orphique sert de catalyseur pour libérer l’expérience métaphysique. David Bohm a proposé ce qu’il appelle le flow: «l’unité indivisible» sur le plan ontologique. Ce flow (flux) existe en dehors des choses ou des êtres qui s’y forment et s’y dissolvent. Bohm utilise l’analogie du hologramme pour décrire ce flow et parle d’un «holomouvement» pour expliquer le processus du cosmos.(19) Pour Bohm, la connaissance constitue une partie intégrale du holomouvement et tout concept scientifique appartient à l’acte poétique créateur. On arrivera à une compréhension de la totalité non à travers une correspondance entre la pensée et la réalité, mais à travers «un art, comme la poésie, qui a la capacité de nous mener vers l’ordre et l’harmonie à travers la danse totale de l’esprit (20)». La notion bohmienne du flow est liée à l’universalité du code génétique, c’est-à-dire que toute chose est formée par les mêmes constituants. L’univers est donc un «être» en passe de «devenir», avec sa propre histoire. Ici Bohm ne fait que marcher sur les traces de l’auteur des chants orphiques, et qui peut être considéré comme le premier «homme de science» à unir la physique et l’esthétique. Le mythe d’Orphée offrira de nouvelles possibilités d’interprétation intéressantes et provocantes, et proposera de nouveaux modèles pour figurer la condition humaine par rapport à cette histoire.

Le mythe d’Orphée est le site d’une métamorphose mythique et scientifique qui se manifeste dans et par le corps. Le corps, dans l’espace et dans le temps, est le sujet principal de la science physique; également, c’est le corps humain qui constitue le site de rapprochement entre les sciences rationnelles, dites pures, et les sciences sociales, «contaminées» par l’irrationnel, la faiblesse et le «bruit» humains. Le corps a toujours constitué un lieu magique et muable, où se réunissent le sacré et le profane. Le corps est la scène d’une scintillation entre la condition humiliante de l’homme et sa participation dans l’éternité des dieux, la scène d’un jeu liminal entre des opposés universaux. Si la capacité de traverser impunément l’enfer marque Orphée comme homme supérieur et magique, c’est par le démembrement de son corps qu’il se transforme en divinité. Or, la théorie du chaos a paradoxalement libéré le corps de sa position inférieure dans la hiérarchie de la pensée occidentale; la notion d’un corps imperméable, unité supérieure, a été remplacée par celle d’un corps quantique fluide, toujours en passe de se transformer. Selon le docteur L. Dossey, 98% des atomes du corps humain sont remplacés chaque année; à la fin de 5 ans il n’y reste plus un seul atome original.(21) Ce corps quantique ne peut que résonner avec le démembrement du corps orphique. Dossey, influencé par Bohm, suggère que l’atome serait un élément hologrammatique prenant en soi tous les constituants de l’unité dont il fait partie, et partant en «échange» avec cette information intacte. Ainsi, selon cette économie corporelle, toute partie du corps, corps quantique ou orphique, contient la divinité et l’éternité de l’ensemble. Vu que tout atome se constitue de la matière stellaire, le mythe orphique se révèle prophétique.

L’orphisme se cristallise autour de la figure d’Orphée comme manifestation d’un pouvoir sur la mort et de l’universalité du grand ensemble cosmique. Selon Edinger, les tablettes orphiques mènent à l’individuation à travers la division de l’être, et cette prise de conscience de soi chez l’initié(e) permet ensuite une réintégration dans l’ensemble sur un niveau plus élévé.(22) Pareillement, certains physiciens ont proposé que la connaissance et la conscience surgissent de la réduction de la fonction de l’onde, c’est-à-dire que l’auto-identification dépendra de l’acte de l’observation.(23) Feynman propose une notion de l’univers en tant qu’esprit auto-réflexif: «un esprit qui se regarde.» Apparemment, un mécanisme de la mémoire humaine nous permet de stocker des images holographiques; toute image ainsi stockée est composée de perspectives multiples et lors de l’enregistrement de l’image, la mémoire s’enregistre en passe d’effectuer cet enregistrement. Ainsi le regard posé sur l’autre se renvoie également à soi. «L’esprit qui se regarde» de Feynman se regarde donc à travers son regard de l’autre. Prigogine a écrit que «la mécanique quantique semble conférer un rôle essentiel à l’acte de l’observation et indiquer que ce sera nous, observateurs, qui, par nos mesures, introduirions les probabilités et l’irréversibilité dans un monde qui, sans nous, serait déterministe et irréversible (24)».  Vu de cette perspective, le «regard en arrière» d’Orphée détermine la réalité d’Eurydice, réduisant les deux possibilités, sa vie ou sa mort, en une seule réalité.(25)   Ainsi le regard d’Orphée représente-t-il un acte d’auto-détermination: tout en décidant du sort d’Eurydice,(26) il décide du sien. Chose curieuse, Fred Alan Wolf, traitant de la relation serrée entre la physique, le rêve et le mythe, a choisi, comme métaphore de l’auto-détermination dans le modèle quantique, l’image multiple d’une femme mystérieuse «potentielle». Pour décrire l’interprétation de Copenhague de la physique quantique, il a évoqué la réduction de la fonction de l’onde: «une seule de ces images de "femme" peut obtenir et être obtenue; l’autre (sic) disparaîtra d’une façon mystérieuse.(27)» Ici Wolf se pose en Orphée et la différence entre une Eurydice morte-vivante et celle qui sera morte ou vivante (pour paraphraser Prigogine) devient le «symbole de l’intervention humaine dans le monde quantique(28)».

Le mythe orphique est en soi un système dynamique dans le sens de Prigogine. Le mythe, paradoxalement renouvelé par une science qui l’a presque tué, va nous mener à une nouvelle compréhension de notre condition ambiguë. L’harmonie de la voix chantant et le chaos du corps déchiré sont donc deux faces d’un seul événement cosmogonique où la fusion et la fission sous-atomique reflètent le Big Bang et le Big Crunch qui l’un et l’autre ont formé et vont dissoudre l’univers. C’est à travers une étude du corps littéraire et du corps dans la littérature que l’on peut accéder à une nouvelle compréhension de notre ère, et de la science. Selon Atlan, il est «peu probable que nous puissions sortir réellement du mythe. Abolir ce qui donne du sens serait abolir le phénomène humain tout entier (29)». C’est la conscience qui caractérise le paradoxe de l’état humain. Ainsi il s’agit d’une remythification à travers une conjonction de toutes les phases et les versions du mythe qui leur permettrait désormais d’exister et d’agir ensemble. Selon Prigogine, cet état serait celui de la collaboration entre le mythe, les arts et les sciences, celui de la création à partir d’une interaction symbiotique entre l’ordre et le chaos, celle d’une «nouvelle alliance» entre «l’être et le devenir».






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(*) Cara Gargano est professeure de théâtre à Long Island University. |Retourner au texte|
























(1) Paul Schmitt, «The Ancient Mysteries in the Society of their Time, Their Transformation and Most Recent Echoes», The Mysteries: Papers from the Eranos Yearbooks, Princeton, Princeton University Press, 1955, p. 206. |Retourner au texte|
























(2) Walter Wili, «The Orphic Mysteries of the Greek Spirit», The Mysteries: Papers from the Eranos Yearbooks, Princeton, Princeton University Press, 1955. Selon Wili, les écrits platoniques montrent le plus clairement cette fusion orphique du logos (c’est-à-dire la représentation de la réalité concrète) et du mythos (l’expression de l'expérience intérieure et extra-rationnelle). |Retourner au texte|
























(3) Walter Strauss, Descent and Return: the Orphic Theme in Modern Literature, Cambridge, Harvard University Press, 1971. |Retourner au texte|
























(4) Mircea Eliade, Aspects du mythe, Paris, Gallimard, 1963. |Retourner au texte|
























(5) Joseph Campbell, Myths to Live By, New York, Viking, 1972. |Retourner au texte|
























(6) Gary Zukav, The Dancing Wu Li Masters: an Overview of the New Physics, New York, Bantam, 1980. |Retourner au texte|
























(7) Fritjof Capra, The Tao of Physics, New York, Shambhala, 1991. |Retourner au texte|
























(8) Voir Richard D. Moore, «From Science to Mythology: A New Vision of Reality» et Scott R. Smith, «The Myth of Mind as Machine: Mankind’s Misunderstanding of Self», Mythology: From Ancient to Post-Modern, sous la direction de Jürgen Kleist et de Bruce Butterfield, Plattsburgh, Peter Lang, 1992. |Retourner au texte|
























(9) Yvon Johannisse et Gilles Lane, La Science comme mythe: pour en finir avec Darwin et les théories de l’évolution, Montréal, VLB, 1988, p. 10-11. |Retourner au texte|
























(10) Claude Allègre, La Défaite de Platon: ou la science du XXe siècle, Paris, Fayard, 1995, p. 364. |Retourner au texte|
























(11) Strauss lui-même a noté la relation étroite entre la physique quantique et le mythe d’Orphée dans son analyse de Saint-John Perse. |Retourner au texte|
























(12) Ihab Hassan, The Dismemberment of Orpheus: Toward a Postmodern Literature, New York, Oxford University Press, 1971. |Retourner au texte|
























(13) Natalie Crohn Schmitt, Actors and Onlookers: Theatre and Twentieth-Century Scientific Views of Nature, Evanston, Northwestern University Press, 1990. |Retourner au texte|
























(14) Eva Kushner a remarqué la nature fusionnelle du mythique orphique, où le dualisme Apollon/Dionysos popularisé par Nietzsche appelle une vision universelle du monde. |Retourner au texte|
























(15) Murray Gell-Mann, The Quark and the Jaguar: Adventures in the Simple and the Complex, New York, W. H. Freeman, 1994. |Retourner au texte|
























(16) Ilya Prigogine et Isabelle Stengers, Entre le temps et l’éternité, Paris, Fayard, 1988, p. 16. |Retourner au texte|
























(17) Ibid. |Retourner au texte|
























(18) Fred Alan Wolf, Taking the Quantum Leap, New York, Harper and Row, 1989, p. 228. |Retourner au texte|
























(19) Du grec holo, c’est-à-dire «entier». Un hologramme est une image obtenue par la photographie au laser, et restitue en relief les objets photographiés. Chaque élément d’un hologramme contient donc toute l’information de la totalité. Je dois cette explication des idées de Bohm à Mihai Spariosu, Dionysus Reborn: Play and the Aesthetic Dimension in Modern Philosophical and Scientific Discourse, Ithaca, Cornell University Press, 1989. |Retourner au texte|
























(20) Ibid., p. 287. |Retourner au texte|
























(21) Larry Dossey, Space, Time and Medecine, Boston, Shambhala, 1985, p. 74. |Retourner au texte|
























(22) Edward Edinger, The Eternal Drama: the Inner Meaning of Greek Mythology, Boston, Shambhala, 1994. |Retourner au texte|
























(23) On a découvert que l’onde peut se manifester soit comme particule soit comme onde. La réduction de ces deux probabilités en une seule réalité résulte du fait de l’observation. |Retourner au texte|
























(24) Prigogine et Stengers, Entre le temps et l’éternité, p. 13. |Retourner au texte|
























(25) Cette notion rappelle la parabole de Schrödinger, selon laquelle le chat existe en deux états potentiels, jusqu’au moment où le regard scientifique déterminera sa réalité. |Retourner au texte|
























(26) Luce Irigaray a montré que la figure d’Eurydice n’est en effet que la projection du désir d’Orphée, et que la femme dans ce mythe n’a jamais droit à une existence à soi. |Retourner au texte|
























(27) Fred Alan Wolf, The Dreaming Universe: a Mind-Expanding Journey into the Realm where Psyche and Physics Meet, New York, Simon & Schuster, 1994, p. 331. |Retourner au texte|
























(28) Prigogine et Stengers, Entre le temps et l’éternité, p. 134. |Retourner au texte|
























(29) Voir Atlan, p. 11. |Retourner au texte|