RELIGIOLOGIQUES, 16 (automne 1997) RITUELS SAUVAGES (17-24)



À chacun son héros. Jeux de rôles et rites adolescents

Ghislain Fournier[*]

[résumé / abstract]

 

Nous sommes probablement plusieurs à nous être trouvés parmi la foule de curieux lors des Médiévales de Québec, édition 1995, ou à sa première présentation à l'été 1993. Ceux et celles qui y étaient comprendront aisément que l'expression «s'être trouvés parmi la foule» signifie, en fait, «s'être trouvés PRIS DANS la foule»: pour se déplacer du pied de l'escalier casse-cou à la statue de Samuel de Champlain, on pouvait compter au moins 45 minutes tellement la foule était dense. Comme quoi le XXe siècle n'a pas inventé les bouchons de circulation !

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'événement a eu du succès. Un succès d'ailleurs commercialement exploité. Pour seul exemple, cette micro-brasserie québécoise qui a profité de l'occasion pour lancer une nouvelle marque de bière...

Le Moyen-Âge se vend bien. On peut à bon droit parler d'engouement: des livres et des films à succès (que l'on pense à l'oeuvre d'Umberto Eco, Le nom de la rose, ou encore à Excalibur, à Braveheart... la liste pourrait être longue), des boutiques d'épées et d'armes aussi, même des restaurants au menu et à l'animation d'époque. Les témoignages de l'intérêt que portent nos contemporains pour le Moyen-Âge semblent abonder. Tout le phénomène des jeux de rôles également, dont le plus connu est Donjons et Dragons, puise largement son inspiration dans cette période de l'histoire de l'humanité.

Montréal ne vient-il pas de connaître son Salon des jeux de rôles et de l'art médiéval qui s'est déroulé à la Place Bonaventure au début du mois de mai 1996? Voilà une autre manifestation de l'engouement, de l'enthousiasme pour tout ce qui touche cette lointaine époque des légendes, cet univers peuplé de chevaliers, de sorcières et de dragons.

Indéniablement, le Moyen-Âge fait rêver. Bien sûr, c'est d'un Moyen-Âge idéalisé dont il s'agit, d'un Moyen-Âge vu par les yeux des romantiques du XIXe siècle et agrémenté par l'univers fantastique d'un John Ronald Ruel Tolkien, l'auteur de la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Mais pourquoi ? Pourquoi ce Moyen-Âge fait-il tant rêver nos semblables, jeunes et moins jeunes ? Nous croyons être en face de ce que nous convenons d'appeler une CULTURE HÉROÏQUE. Par «culture héroïque», on entend un courant de société en quête de «héros» ou bien, plus précisément, une société où chacun est en quête de son propre héros.

Pour amorcer notre réflexion, écoutons Umberto Eco nous énoncer son concept de l'«homme hétérodirigé»:

Un homme hétérodirigé est quelqu'un qui vit au sein d'une communauté à niveau technologique élevé, dotée d'une structure socio-économique particulière (en ce cas, une économie de consommation), auquel on suggère constamment (par la publicité, la télévision, les campagnes de persuasion qui envahissent chaque aspect de la vie quotidienne) ce qu'il doit désirer et comment l'obtenir selon certains canaux préfabriqués qui lui évitent d'avoir à faire des projets de manière risquée et responsable.[1]

Le citoyen du monde moderne, maillon captif d'une gigantesque chaîne de production et de consommation, peut quelquefois se percevoir comme un simple spectateur de sa propre existence. La société dans laquelle il baigne se charge de baliser son action, son horaire, son devenir même. De temps à autre, il prend douloureusement conscience de son impuissance devant le «fatum», ces forces extérieures qui échappent à son contrôle. À l'occasion, il se surprend même à rêver de liberté!

L'homme hétérodirigé entend parfois l'appel de l'onirie, cette invitation à s'évader de la prison d'un quotidien aliénant sur lequel il n'a que peu d'emprise, d'une routine qui, pour lui, ne fait plus sens, qui est donc insensée, absurde!

C'est dans ce contexte qu'il nous semble possible de situer et d'expliquer l'engouement pour tout ce qui touche le Moyen-Âge. Ce que nous appelons la culture héroïque naît de ce besoin de dépassement des limites imposées par la prison du quotidien. À point nommé, le Moyen-Âge fournit à l'homme contemporain un terroir symbolique propice à alimenter sa soif de rêve. Certes, l'univers médiéval n'épuise pas la culture héroïque; pensons, pour n'en nommer qu'une autre forme, à la science-fiction (Star Wars, Star Trek...). Néanmoins, le Moyen-Âge représente une manifestation très caractéristique de cette recherche du héros, de cette culture héroïque.

Mais qu'est-ce au juste qu'un héros ? Joseph Campbell nous disait que: « Le héros est celui qui sacrifie sa vie à quelque chose de plus grand que lui.[2] » Le héros est celui qui se dépasse, qui transcende ses limites personnelles pour accéder à un état supérieur. Selon Campbell, c'est par un sacrifice que le héros entreprend cette aventure: le sacrifice, c'est-à-dire le risque, celui de sa propre vie. En effet, le héros est, par nature, un aventurier, un être d'exception qui défie l'inconnu, qui toise la mort. Le héros est un aventurier qui quitte tout pour poursuivre une quête; qui investit son existence dans une entreprise qui le transformera radicalement. On ne revient jamais tout à fait le même d'une telle odyssée.

Écoutons de nouveau Joseph Campbell nous décrire le sacrifice qui se trouve à la source de ce qu'il nommera lui-même l'expérience ou le voyage initiatique:

Quand vous comprenez la véritable nature du problème -- se perdre, s'abandonner à quelque chose de plus grand que soi -- vous comprenez aussi qu'il est l'ultime épreuve. Quand on arrête de penser à soi, à la préservation de sa propre vie de façon primaire, on subit une transformation véritablement héroïque de la conscience.[3]

Le héros est celui qui accepte de se perdre pour mieux se retrouver, qui consent à risquer le dépassement de ses limites personnelles. Le Moyen-Âge, nous le répétons, n'a pas le monopole de la culture héroïque; néanmoins, les héros de ce genre y pullulent. Les chevaliers de la table ronde avec le voyage initiatique de la quête du Graal en sont l'exemple le plus célèbre. Pour les chevaliers du roi Arthur, comme pour tout héros, trois phases se dérouleront successivement. Nous empruntons encore à Campbell ces trois phases du voyage initiatique.

Le héros se sépare d'abord de son environnement habituel: c'est la première phase du voyage, qui illustre le passage du domaine profane au domaine sacré. La seconde phase est constituée par l'aventure initiatique et ses difficultés, ses épreuves, mais aussi une aide mystérieuse et l'accès à une source intense de renouvellement se présentant souvent sous le visage d'une divinité. Enfin, vient la troisième phase de l'expérience initiatique: le retour à la vie «normale» où le héros, imbu d'une sagesse nouvelle, partage avec ses semblables les fruits de son aventure spirituelle.

Voyons l'application de ces trois phases au cycle du Graal. Pour Perceval, Gauvin, Galaad et leurs compagnons, il y a d'abord les déchirements de la rupture. À l'invite de leur maître, Arthur, les preux s'engagent dans une quête qui les mènera au bout du monde, c'est-à-dire d'eux-mêmes. En acquiesçant à l'appel de l'aventure, le chevalier quitte tout. Toutefois, en compensation, il rencontre des êtres, souvent surnaturels; il peut également bénéficier de forces magiques qui lui viennent en aide, qui l'habilitent à passer le seuil de l'aventure qui le fera pénétrer dans l'univers sacré.

Le terme «sacré» peut surprendre. En effet, qu'y a-t-il de sacré dans l'aventure du héros ? Pour les besoins de la cause, nous emprunterons à Roger Caillois sa définition du mot «sacré»: « pour désigner ce à quoi chacun voue le meilleur de lui-même, ce que chacun tient pour la valeur suprême, ce qu'il vénère, ce à quoi il sacrifierait au besoin sa vie.[4] » Le chevalier entre dans l'univers du sacré, avons-nous dit, grâce à l'aide procurée par des forces ou des êtres surnaturels. Ces êtres et ces forces ne symbolisent-ils pas l'acte de transcender un quotidien que l'on laisse derrière soi, un quotidien jugé banal duquel on se détache pour faire le saut dans l'aventure ? En franchissant le seuil, le chevalier laisse quelque chose, le superflu, pour se consacrer tout entier à l'essentiel, à ce qu'il juge essentiel, à ce sacré qu'il a choisi et qui donnera sens à tout: son Graal.

Débute alors, pour le chevalier, la deuxième phase du voyage initiatique, celle des épreuves. Le succès n'est pas assuré, le doute envahit souvent son âme, le désespoir également. La route conduisant au Graal est longue et pénible, les leurres et les faux espoirs, abondants. Beaucoup d'appelés, peu d'élus. Nombre de chevaliers périssent au combat, succombent aux tentations, abandonnent la quête... Le héros doit apprendre à mourir à lui-même pour rencontrer l'ultime.

Rappelons-nous cette séquence du film Excalibur où Perceval, tombé dans une douve, suffoque par noyade. Entre la vie et la mort, il abandonne tout. Nu, symbole de l'humilité absolue, de l'abandon total de lui-même, il entre dans le château du Roi-Pêcheur et parvient au Saint Graal.

Toute la culture héroïque a pour centre cette transformation radicale: celle du profane en sacré. C'est en mourant à son moi profane que le héros peut fusionner avec le sacré. Le moi qui vivait dans le quotidien qu'il jugeait banal, aliénant, le même moi devient, à l'apex de l'aventure, UN avec le merveilleux, UN avec l'ultime! Joseph Campbell souligne d'ailleurs que cette union mystique varie, bien sûr, suivant les mythes, mais qu'elle prend souvent la forme de l'union sexuelle ou bien du repas. Boire au Graal, c'est communier, c'est faire «commune union» avec le sacré. Le même fusionne avec l'autre.

«Terre et Roi sont UN. Voilà le secret du Graal», pour reprendre cette phrase du film Excalibur. La position du chevalier parvenu au Graal est intenable. C'est la singularité pure ! Le Graal était cet «autre», ce fondement symbolique garant de l'identité du «je»: fusionner à l'autre, c'est fusionner à son origine; c'est, pour reprendre les termes mêmes de Campbell[5], occuper la place de son propre père ! Le chevalier en quête sait qu'il y a un fondement, qu'il sert un roi. Occupant la place du roi, tenant le Graal, il sait pertinemment qu'il n'y a pas de roi derrière le roi, qu'il n'y a plus de garant: c'est l'angoisse, la béance.

Ainsi débute la troisième phase du voyage initiatique. Le héros doit revenir, sous peine de sombrer dans la folie ou dans l'oubli: que l'on se rappelle les mésaventures de Bastien dans le roman et le film L'histoire sans fin. Campbell le souligne également: le retour n'est jamais facile. Le seuil devra de nouveau être franchi, mais en sens inverse. Il faut que l'extase prenne fin et que le héros redevienne lui-même. Or, l'entreprise ne peut être aisée, car le héros qui revient au monde profane n'est plus exactement le même. Le ravissement a laissé des traces. Puisque c'est un homme nouveau qui revient au monde, il ne faut pas se surprendre des douleurs de la gésine.

Dans le cycle arthurien, le retour n'engendrera rien de moins que la fin de la chevalerie. Il est possible que le dénouement semble déconcertant, mais il n'est pas incompréhensible. Le quotidien ne peut plus jamais être «comme avant», parce que le héros est revenu transformé de son voyage initiatique. Un travail attend le héros et empêche son retour d'être paisible et sans histoire: puisqu'il est revenu enrichi de son aventure spirituelle, il doit maintenant renouveler le monde. Ayant fait l'expérience de l'autre, ayant été revêtu de l'autre, le héros est maintenant investi d'une mission: ayant renoncé à lui-même et au monde, il doit maintenant sanctifier le monde.

Voilà le destin du héros. Il lui est impossible de se détacher totalement et définitivement de la réalité quotidienne: s'il s'en détache, c'est temporairement et dans le but d'y revenir. Par conséquent, la culture héroïque n'est pas une fuite du monde: si le héros transcende le quotidien, c'est pour mieux l'assumer; s'il s'élève au-dessus de la prison, c'est pour pouvoir apprendre à en ouvrir les portes.

Platon, dans l'allégorie de la caverne au VIIe livre de La République, nous raconte ce qui attend celui qui, ayant vu le soleil, redescend et en témoigne.

- Imagine encore ceci, repris-je; si notre homme redescendait et reprenait son ancienne place, n'aurait-il pas les yeux offusqués par les ténèbres, en venant brusquement du soleil ?

- Assurément si, dit-il.

- Et s'il lui fallait de nouveau juger de ces ombres et concourir avec les prisonniers qui n'ont jamais quitté leurs chaînes, pendant que sa vue est encore confuse et avant que ses yeux se soient remis et accoutumés à l'obscurité, ce qui demanderait un temps assez long, ne prêterait-il pas à rire et ne diraient-ils pas de lui que, pour être monté là-haut, il en est revenu les yeux gâtés, que ce n'est même pas la peine de tenter l'ascension; et, si quelqu'un essayait de les délier et de les conduire en haut, et qu'ils pussent le tenir en leurs mains et le tuer, ne le tueraient-ils pas ?

- Ils le tueraient certainement, dit-il.[6]

À ce point de notre réflexion, il nous semble opportun de nous porter à l'avant d'une objection légitime qui peut s'élever: à quoi bon ? À quoi bon rêver de chevalerie et d'aventure initiatique, quand un monde réel reste à transformer ? La pauvreté, la maladie, l'ignorance et toutes les formes de la misère humaine sont bien concrètes. La véritable humilité nécessaire à la transformation du monde ne passerait-elle pas plutôt par le renoncement à ces chimères, à cette culture héroïque justement, qui n'est que perte de temps ? Force nous est d'avouer que l'objection est de taille.

En réponse, écoutons Gilbert Durand:

Notre civilisation rationaliste et son culte pour la démystification objective se voit submergée en fait par le ressac de la subjectivité brimée et de l'irrationnel. Anarchiquement les droits à une imagination plénière sont revendiqués aussi bien par la multiplication des psychoses, le recours à l'alcoolisme et aux stupéfiants, au jazz, aux «hobbies» étranges, que par les doctrines irrationalistes et l'exaltation des plus hautes formes de l'art. [...] Trop d'hommes en ce siècle de «l'éclairement» se voient usurper leur imprescriptible droit au luxe nocturne de la fantaisie. Il se pourrait bien que la morale du «vous chantiez, j'en suis fort aise !» et l'idolâtrie du travail de la fourmi soient le comble de la mystification.[7]

L'être humain a besoin de rêve. À l'heure où, dans nos écoles québécoises, on s'interroge sur la pertinence des cours de morale et de religion aussi bien que des cours d'arts, en opposition à l'enseignement des mathématiques, des sciences et du français jugés plus «sérieux» ou plus «utiles» pour l'avenir de la jeunesse, nous voyons des adolescents se livrer à des pratiques «douteuses», voire dangereuses, ou encore s'enthousiasmer pour des «hobbies étranges» dont les jeux de rôles sont la meilleure manifestation. Le paradoxe saute aux yeux. Le «sérieux» et l'«utile» ne peuvent suffire à l'humain. À l'heure où notre société rationaliste et «techniciste» met l'accent sur ce que Gilbert Durand appelle le régime diurne de l'imaginaire, celui où tout est éclairé par les lumières de la raison, nous voyons des foules se presser aux portes des Médiévales de Québec, cette réactualisation des dionysiaques des temps antiques.

L'être humain a besoin de rêve ! On ne chasse pas facilement le régime nocturne de l'imaginaire. Comme le dit Michel Maffessoli: « [...] ne pas donner sa place aux forces du plaisir, c'est s'exposer au féroce retour du refoulé.[8] » L'engouement pour la culture héroïque, et particulièrement pour le Moyen-Âge, témoigne de l'impossible mise au rancart de cette dimension de l'être humain.

Donner sa place aux émotions, aux fantaisies plus ou moins incohérentes, aux fantasmes de l'esprit et au plaisir sous toutes ses formes, reste indéniablement apeurant. Tout paraît tellement plus clair sous les lumières de la raison: les faits, les choses et les êtres peuvent être nommés, classés, planifiés... À l'opposé, la face nocturne se présente comme pure émanation du vécu: la spontanéité est reine. Tout vient sans s'être annoncé, tout se vit sans pouvoir trop s'expliquer, tout s'en va sans raison... simplement... spontanément! On ne peut classer ou planifier... parce qu'on ne peut nommer: on ne peut dire l'expérience de l'immédiat, on ne peut nommer ce qui relève d'une singularité. On ne peut la nommer, mais, incontestablement, elle fait vibrer, elle fait vivre et même, comme le dit Gilbert Durand, mourir pour elle ! Écoutons de nouveau Durand:

c'est ce qui a toujours fait penser que l'imagination était la faculté du possible, la puissance de contingence du futur. Car l'on a dit bien souvent, sous différentes formes, que l'on vit et que l'on échange sa vie, en donnant ainsi un sens à la mort, non pour les certitudes objectives, non pour les choses, des demeures et des richesses, mais pour des opinions, pour ce lien imaginaire et secret qui lie et relie le monde et les choses au coeur de la conscience; non seulement on vit et l'on meurt pour des idées, mais la mort des hommes est absoute par des images. Aussi l'imaginaire, bien loin d'être vaine passion, est action euphémique et transforme le monde selon l'Homme de Désir.[9]

Puisque de toute façon cette face nocturne s'imposera... aussi bien lui laisser place et l'endiguer. Une fois la fête terminée, une fois le jeu achevé, chacun rentre chez soi, chacun revient à son univers quotidien... L'expérience initiatique est complétée.

Assumée, la culture héroïque ne représente pas un danger, mais bien au contraire un formidable moteur d'évolution personnelle aussi bien que collective. Sans elle, l'homme hétérodirigé se condamne lui-même à une vie sans relief où il n'est que spectateur de sa propre existence. À l'inverse, grâce à cette culture, à ce courant de société en quête de héros, l'Homo Sapiens se construit les héros dont il a besoin pour s'engager dans son quotidien et construire son devenir.

Loin d'être futile et puérile rêverie, la culture héroïque permet à l'homme contemporain de vivre une véritable expérience d'auto-transcendance. En se construisant un héros, il quitte momentanément l'univers du quotidien qu'il retrouvera identique, certes, mais où lui-même reviendra transformé.

En tout homme sommeille un chevalier. Chacun doit devenir le héros de sa propre existence.



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[*] Ghislain Fournier est professeur de religion et de morale au secondaire. Il prépare actuellement une thèse de doctorat en sciences des religions à l'Université du Québec à Montréal.

[1] Umberto Eco. De Superman au Surhomme. Traduction de Myriem Bouzaher. Paris: Bernard Grasset, 1993, p. 150. L'original italien paru en 1978 portait le titre de Il superuomo di massa.

[2] Joseph Campbell, Puissance du mythe. En collaboration avec Bill Moyers. Traduction de Jazenne Tanzac. Paris: J'ai lu, 1991, p. 209. L'original anglais paru en 1988 portait le titre Power of Myth..

[3] J. Campbell, Puissance du mythe, p. 213-214.

[4] Roger Caillois, L'homme et le sacré, Paris: Gallimard, 1950, p. 170.

[5] Joseph Campbell, The Hero with a Thousand Faces, Bollingens series XVII. Princeton University Press, 1971 [1949], p. 121.

[6] Platon. Oeuvres complètes, t. VII. La République, livre VII. Traduction de Émile Chambry. Paris: Les Belles Lettres, 1933, 516e-517.

[7] Gilbert Durand, Les structures anthropologiques de l'imaginaire, Paris: Dunod, 1981, p. 495-501.

[8] Michel Maffesoli, L'ombre de Dionysos: Contribution à une sociologie de l'orgie, Paris: Méridiens, 1985, p. 42.

[9] G. Durand, Les structures anthropologiques, p. 495-501.