Michel Lacroix

Hitler, poète et prophète : esthétisation, sacralisation et fascisme

La beauté, chez les fascistes, était-elle soluble dans le sacré ? Y avait-il complète subordination du fait esthétique au fait religieux ? Pour contrer cette thèse, et montrer que les dimensions esthétique et religieuse du fascisme possèdent des sources intellectuelles et occupent des fonctions nettement distinctes, l’auteur aborde le problème de l’autorité charismatique et examine les figures du chef-poète et du chef-prophète. Il le fait à partir de l’exemple du fascisme français, en empruntant pour ce faire la perspective de l’analyse du discours. Ceci lui permet d’esquisser par la suite de nouvelles pistes pour une exploration plus systématique, et résolument interdisciplinaire, des liens entre esthétisation et sacralisation.