Jacques Brosse, Zen et Occident. Paris: Albin Michel (coll. «Spiritualités vivantes»). 1992, 298 p.



Proche disciple du maître japonais T. Deshimaru, Jacques Brosse enseigne le bouddhisme à des pratiquants de la méditation zen depuis 1976. Ce livres est né des questions et commentaires de ses étudiants occidentaux et des problèmes qui ont surgi au fil de leurs années de pratique de zazen.

Une première partie décrit clairement, en une cinquantaine de pages, l'expérience spirituelle zen et éclaire les concepts fondamentaux du bouddhisme : intérieur, vide, karma, sagesse, compassion.  La seconde partie présente les principaux maîtres zen, depuis le Bouddha jusqu'à Deshimaru, en précisant au passage les différences entre les deux grandes écoles zen : Rinzai (Centre zen de Montréal) et Sôtô (Dojo Zen).

C'est la troisième partie qui traite plus spécifiquement des rapports entre zen et Occident.  D'abord les malentendus qui, pensant que Vide est synonyme de Néant, ont fait voir le bouddhisme comme nihilisme ou pour le moins, comme une religion pessimiste.  Grâce à sa vaste culture occidentale et à sa grande connaissance du bouddhisme, Jacques Brosse aborde ensuite des thèmes fondamentaux : la conception de l'homme (anthropologie), le conscient et l'inconscient, le hasard, le Vide et le Dharma (Enseignements), l'évolution et l'involution, la méditation et la connaissance.  Comme dans presque tous les ouvrages de dialogue chrétien/bouddhiste, Maître Eckhart est présent ici, de même que le philosophe allemand Heidegger, un des seuls philosophes occidentaux dans lequel les bouddhistes se reconnaissent.

L'ouvrage comporte un très bon glossaire où sont définis les principaux termes.  Un ouvrage sérieux, éclairant et profond.

Pierre Pelletier
Psychanalyste, Montréal

 

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