Dans cet article, on envisage la possibilité et la
pertinence d'une science des religions ayant une portée
éthique. En effet, l'interrogation du religieux renvoie tout
autant à un examen sur le sens du religieux qu'à un
questionnement sur l'interrogeant. Dans un contexte où la
situation anthropologique de l'humain se redéfinit et
où le religieux peut être saisi comme histoire de
l'imaginaire aux prises avec sa propre figuration, l'auteur propose
une science des religions qui fasse advenir la liberté et la
créativité du sujet.
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Malgré diverses tentatives herméneutiques pour
donner un statut épistémologique à la
"compréhension", les sciences sociales assument souvent des
normes scientistes d'objectivation telles que les questions de
déontologie refoulent tout questionnement éthique. A
partir de l'ouvre durkheimienne, on montrera que l'objectivation
scientifique ne peut, sans méconnaissance grave de la texture
symbolique des objets d'étude, éviter d'être
liée au procès complexe de la signifiance, ou de la
structuration trans-subjective des rapports historiques. Ce rappel
vaut tout particulièrement en sociologie des religions
où, par crainte de tout jugement de valeur, le chercheur peut
être tenté d'oublier les liens de l'éthique et de
la critique, en particulier des formes idéologiques du lien
social.
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A travers les recherches qu'il conduit, le sociologue se doit de
s'interroger sur les concepts et outils de sa discipline pour
apprécier ce qu'ils doivent aux circonstances de leur
émergence. Il ne peut par ailleurs évacuer la question
de la responsabilité sociale qu'il engage par le choix et la
définition des objets qu'il traite et par les modes de
traitement qu'il emploie.
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Comme action sociale et comme pratique situées dans un
milieu, la recherche en sociologie des religions colore d'une
manière spécifique certains problèmes
éthiques et déontologiques génériques
à l'exercice des sciences humaines et sociales, quand ce n'est
pas des sciences tout court. Cet article examine quelques
problèmes qui émergent de la démarche du
sociologue des religions, d'une part, en tant qu'elle implique des
relations directes ou indirectes avec des personnes sous observation
et analyse, et, d'autre part, en tant qu'elle s'inscrit dans des
réseaux de relations plus vastes d'organisations religieuses
et séculières de la société civile.
L'analyse conclut en faveur d'une régulation de la discipline
par la mise à jour constante d'un discours éthique et
déontologique qui s'imposerait par la pression et le
contrôle social informel, sur le mode de consensus,
plutôt que par la définition de normes juridiques et de
sanctions légales dans un code formel de
déontologie.
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Une réflexion sur l'éthique et sur ses exigences en
sociologie des religions est ici proposée. On fera état
des difficultés qu'éprouvent les chercheurs de cette
discipline à conjuguer objectivité et
subjectivité. Les fondateurs de la sociologie sont pris
à témoin. Finalement le débat s'élargit
pour percevoir ce qu'il en est de l'éthique à travers
les rapports qu'elle établit avec le religieux et à
travers le mouvement social qu'elle crée. C'est de là
qu'émergera sans doute une nouvelle forme de conscience
collective.
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Cet article tente de cerner la place qu'occupe la religion dans
l'entreprise bioéthique. Prenant le contexte américain
en exemple, l'auteur décrit en trois temps les relations entre
la science, l'éthique et la religion. A la première
étape, marquée par la forte influence de la
théologie, succède un temps de sécularisation de
la bioéthique sous l'influence du droit et de la philosophie.
La troisième étape est marquée par un retour des
préoccupations théologiques dans un contexte de
ressources limitées. L'auteur termine en pointant l'apport des
sciences des religions dans la réflexion bioéthique
actuelle.
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Les théologiennes féministes ont
développé une éthique de relation (ethics of
connectedness ou of interrelatedness) où elles se
sont impliquées dans l'analyse et la critique de certaines
façons traditionnelles de traiter de questions
éthiques. Dans le domaine de l'écologie, elles font une
critique d'un Dieu patriarcal, demandent une transformation de la
symbolique chrétienne, dénoncent fortement une
tradition spirituelle de domination, en proposant une relecture des
trois premiers chapitres du Livre de la Genèse. Cette
étude présente les travaux de recherche de quelques
théologiennes féministes les plus
représentatives de l'écoféminisme: Sallie
McFague, Anne Primavesi, Rosemary Radford Ruether, Starhawk.
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Cet article vise à montrer qu'une analyse quelque peu
approfondie d'un phénomène social important mène
toujours à une discussion des mythes par lesquels les
individus et les communautés interprètent leur
situation historique. C'est le chômage d'exclusion, au
Québec, qui est l'objet de cette étude. Ce
phénomène social est un lieu où l'éthique
et les autres approches en sciences des religions peuvent jouer un
rôle de clarification et de critique, en lien avec les
différentes disciplines des sciences humaines.
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Il n'y a pas que les religions qui sont porteuses de symboles; la
modernité l'est aussi à sa manière. Selon
l'auteur, il n,est pas opportun d'admettre la fusion de symboles
appartenant à des traditions religieuses particulières
et de symboles du sécularisme moderne. L'exemple de la GRC
permettant le port du turban sikh donne à l'auteur l'occasion
de mettre en relief les problèmes que peuvent entraîner
une mauvaise compréhension des symboles religieux et
séculiers et de leur usage dans une société
pluraliste.
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L'article veut donner une réponse à la question
portant sur la contribution sociale de l'étude de la religion.
Précisément, l'histoire des religions offre une
compréhension dynamique des traditions religieuses et des
symboles qui les incarnent. Ce faisant, l'étude de la religion
permet de transcender les stéréotypes, les idées
reçues et, ainsi, d'améliorer les relations sociales
inter-religieuses. L'Islam sert se matériau de base à
cette étude.
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Samuel Biléou Joseph Oschoffa est l'un des milliers de
"prophètes noirs" à avoir fondé une
Église indépendante africaine, l'Église du
Christianisme Céleste. On définit une Église
indépendante africaine comme étant n'importe quel
mouvement religieux organisé, avec un nom distinct et des
membres qui se réclament du nom de chrétiens en
reconnaissant Jésus-Christ comme Seigneur, et dont le pouvoir
est sous la responsabilité d'Africains. A partir de recherches
effectuées au Bénin, l'auteur se propose de
décrire l'histoire, les croyances, les pratiques ainsi que la
hiérarchie de l'Église du Christianisme Céleste.
Cette nouvelle Église est la quatrième en importance au
Bénin et est caractéristique des Églises de type
aladura.
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